ATTENTION: Les opinions, contenus et satires publiés dans le CTRL ZINE sont la responsabilité exclusive de leurs auteur·trice·s- étudiant.es. Ils ne reflètent en aucun cas les positions officielles du programme Techniques d’Intégration Multimédia (TIM) ni du Cégep Édouard-Montpetit.
Par Charles-Antoine Lépine (2025-2028)
Engagement, implication, mobilisation : des concepts que nous avons tous entendus et que nous comprenons en surface. En réalité, ils sont généralement mal compris et sont accompagnés par un bagage lourd d’idées préconçues tant négativement que positivement.
Sans prétendre tout savoir sur ces sujets, j’ai eu la chance d’entre engagé, impliqué et mobilisé tant au niveau étudiant/ associatif que dans le domaine professionnel, social et même sportif pendant plus d’une décennie, ce qui m’a permis d’acquérir une bonne connaissance et compréhension des multitudes réalités de l’engagement des étudiant.es dans tous ces domaines.
Le but de cet article est de définir clairement ce que sont ces concepts et les replacer dans un contexte qui nous est proche en TIM, ainsi qu’établir ce qu’ils nous amènent personnellement, professionnellement et collectivement et déterminer des outils et chemin pour faciliter notre implication dans divers domaines.
Définir les concepts
Il est important, pour assimiler l’ensemble des concepts, de bien comprendre ces notions individuellement et dans leurs idées globales. Heureusement pour nous etudiant.es de la TIM, qui avons tous des expériences avec les principes de hiérarchisation telle que les chemins de dossier en programmation ou plus simplement l’indentation en HTML qui se compare bien à ceux-ci.
Tout d’abord, abordons la définition de ce qu’est l’engagement. Selon le Larousse, on peut avoir plus d’une dizaine de définitions de ce terme, mais celle qui se rapproche le plus de ce concept serait celle-ci: “Fait de prendre parti sur les problèmes politiques ou sociaux par son action et ses discours”. Dans les faits, l’engagement ne se limite pas seulement aux enjeux politiques ou sociaux, mais bien à l’ensemble de la prise d’action ou la participation à une ou plusieurs activités dans le but d’y apporter un changement, une continuation, notre opinion/expertise et même y participer pour y acquérir des outils ou des connaissances.
Sur ce dernier point, on parle souvent de l’engagement scolaire que nous avons tous entendu encore et encore, mais il reste tout de même une forme d’engagement qui est propre à notre réalité d’étudiant.es. En étant présents à nos classes, en faisant nos devoirs et travaux et en participant aux discussions d’équipe, nous démontrons un engagement envers nos études.
L’engagement c’est aussi le fait de s’informer, de participer à des sondages ou même d’interagir avec des membres de sa communauté ou celle des autres. En soi, l’engagement est la première étape dans toute forme d’implication et de mobilisation et est la forme la plus simple d’interaction dans notre société et milieux.
L’implication diffère quant à elle de l’engagement. Elle est, comme le précédent, une forme de contact/interaction avec un milieu, mais elle est définie par un apport pratique (ou direct) et concret, ainsi qu’un don de temps et d’énergie. Par exemple, si l’engagement était le fait de répondre à un sondage sur notre consommation énergétique, l’implication serait le fait de joindre un groupe environnemental et y consacrer du temps pour l’atteinte de ses objectifs.
Si nous mettons cette implication dans le contexte du CÉGEP et de la TIM, s’investir dans l’ATIM ou l’AGECEM (association étudiante du CÉGEP) ou dans le CTRL-ZINE ( légère introspection ici) sont des formes directes d’implication, mais si vous participer activement en classe ou rejoignez un groupe de musique, par exemple, vous faite preuve d’implication sans nécessairement passé par des canaux plus hiérarchiques ou du moins plus classiques. Tout cela pour dire que l’implication est propre à tous et chacun, elle est malléable selon vos intérêts et valeurs ainsi que notre volonté à s’investir dans un ou plusieurs projets.
En troisième lieu, la mobilisation est le concept le plus facile à définir et aussi le plus restrictif dans sa définition. Si l’engagement et l’implication sont des idées qui viennent de l’individualité vers la collectivité, la mobilisation est strictement liée à un groupe ou du moins à un rassemblement commun. La mobilisation requiert un effort commun pour l’atteinte de ces objectifs, elle demande un investissement de tous ceux qui y participent.
Les manifestations ou grèves sont les premiers exemples qui nous viennent en tête parce qu’ils sont la preuve la plus tangible d’un rassemblement pour défendre une cause précise. Il y a cependant plusieurs autres façons de se mobiliser telles que le boycottage, comme celui qui est souvent appelé face à nos voisins au sud, les États-Unis et leur politique de tarification. En soi, la mobilisation sert à faire pression à un ou plusieurs groupes pour qu’ils instituent des changements face à la présence d’un grand nombre d’individus s’opposant à leurs actions.
Pour résumer le tout, on ne peut avoir de mobilisation sans implication et l’on ne peut avoir d’implication sans engagement.
Pourquoi s’engager, s’impliquer ou se mobiliser?
C’est peut-être la question la plus complexe de cet article qui, en soi, peut avoir mille et une réponses due à son caractère personnel. C’est pourquoi je vous présente les raisons les plus probantes et celles qui pourront être les plus concrètes.
Tout d’abord, abordons l’aspect moral et éthique de ces sujets. Il en est de soit que notre engagement et implication vient d’un désir de contribuer à l’avancement ou la défense d’un projet, sujet ou de politiques qui nous tiennent à cœur, ce qui en fait un enjeu de valeurs important. Si nous restons passifs/passives et que nous n’osons nous mobiliser, nous allons perdre ce qui nous est cher. C’est un aspect qui touche peut-être moins l’implication en TIM, mais dans notre monde à l’aube de changements drastiques et aux prises avec un autoritarisme croissant, il est plus important que j’aimais de rester engagé·e.
Bon, maintenant que l’angle plus sérieux et lourd est passé, passons à l’aspect interpersonnel et au sentiment d’appartenance qu’amènent ces concepts. Il est évident que, si l’on partage un objectif commun avec un groupe de personnes et avec qui nous sommes amenés à interagir souvent ensemble ,nous développons des liens d’amitié et de connaissance. Bâtir un projet de A à Z,défendre une cause auprès d’acteurs importants ou même réaliser un travail d’équipe, tisser des liens qui peuvent perdurer longtemps et créent un sentiment de fierté commune. Par ce fait, l’implication nous donne aussi un sentiment d’appartenance important dans un groupe qui partage des valeurs similaires au nôtre.
Allons maintenant sous l’angle des bénéfices académiques et professionnels qu’amène l’engagement et l’implication. Ce segment arrive à point avec l’arrivée du programme de reconnaissance de l’implication étudiante TIM+ instauré par notre département. L’engagement est maintenant directement un facteur positif à notre pédagogie par l’obtention de points menant à une certification additionnelle sur notre diplôme. Cependant, l’implication apporte aussi une multitude de bienfaits d’un point de vue académique. Que ce soit par l’acquisition de connaissances complémentaires aidant à la réalisation de nos projets ou même à la création de liens entre collègues facilitant notre appartenance à la TIM et notre motivation face aux épreuves de notre parcours scolaire.
Sur le point de l’apport de ces concepts sur notre avenir professionnel, on peut voir une multitude de bienfaits qui viennent nous mettre en valeur à nos futurs employeurs, mais nous offrent aussi un avantage une fois engagé.es. Dans un domaine comme le nôtre qui est au premier plan des changements technologiques, encore plus que jamais avec les progrès en IA qui affecte directement notre milieu, et avec notre formation qui nous forme à être des généralistes, les implications sont une source d’enrichissement et d’expérience qui sont prisés et qui démontre notre capacité à faire preuve de sérieux et d’initiative. De plus, l’engagement nous offre des outils et des connaissances inestimables qui nous permettent de nous démarquer au sein de nos pairs et dans le milieu en général. Un employeur ou même un client, si vous êtes à votre compte, sera plus enclin à vous choisir si vous avez un bagage d’expériences et un portfolio bien garni.
Vous êtes aussi au courant que le réseautage est un aspect clé dans le monde professionnel, surtout en multimédia. Par ce fait, l’engagement et l’implication sont des facteurs essentiels pour la création d’un réseau solide et qui vient des bases d’un travail commun ayant porté ses fruits. Qui de mieux pour faire vos éloges que ceux et celles avec qui vous avez partagé un projet commun!
Il faut bien sûr garder en tête que tout cela demande un investissement en temps et en énergie, sans compter une bonne gestion de son horaire surtout en TIM ou les projets s’accumulent assez rapidement, mais il est important de mentionner que même si on s’implique de façon moindre, il n’en reste pas moins une expérience importante tant pour notre communauté que pour notre avenir professionnel.
Il est vrai que le premier pas est souvent le plus dur, on ne sait pas toujours où et comment s’impliquer. C’est pourquoi on souhaite vous fournir une liste d’implications possibles ici même au CÉGEP (mis en fin de texte). N’hésitez cependant pas de vous lancer dans des causes ou projets qui vous tiennent à cœur, et ce même en dehors du CÉGEP. L’avenir est construit par ceux et celles qui osent prendre l’avant et être des acteurs et actrices du changement.
Façons de s’engager en TIM et au Cégep
- Se fixer des objectifs pour son avenir (portfolio, emploi, études universitaires)
- S’engager dans sa réussite scolaire (présence, remise à temps, participation) pour progresser et se démarquer.
- Poser des questions aux professeur·es pour comprendre, débloquer ou pousser plus loin.
- Aller chercher de l’aide au Centre d’aide en français pour solidifier tes textes/travaux.
- S’inscrire aux ateliers d’aide en philosophie (lecture de textes + repérage problématique/thèse/arguments).
- T’informer activement des messages sur EDU-DECTIM et sur le TIM HUB
- Porter attention aux affiches et annonces dans les corridors TIM
- Lire ton journal étudiant CTRL Zine, pour voir ce que nos collègues rebelles et créatifs ont concocté pour toi.
- Ne pas “ghoster” tes professeur·es ou ami·es quand ils t’écrivent un message (répondre par une réaction émoji ou autre)
- Donner ton avis : sondages, vox pop, consultations, discussions en assemblées
- Participer à des activités (conférence, exposition, atelier, sortie, événement) juste pour “sortir de l’école” et voir du monde.
Façons de s’impliquer en TIM et au Cégep
- Rejoindre CTRL Zine (journal étudiant / podcast) et prendre un rôle concret : journaliste, designer, artiste, webmaster.
- Rejoindre ou visiter ton association étudiante au local de l’ATIM (F-011B) ou leur Discord : entraide, réseau, activités, et point de contact rapide quand tu veux t’intégrer.
- T’impliquer dans le programme TIM+ : participer à des activités, accumuler de la reconnaissance, et te créer un parcours “au-delà des cours” afin d’obtenir la certification TIM+.
- Visiter et t’impliquer dans d’autres associations (Ogre, Beam, AGECEM, etc.) selon tes intérêts.
- Participer aux portes ouvertes TIM (ou activités de recrutement) : accueil, présentation, démonstrations, mini-portfolio live.
- Organiser un groupe d’étude avec des collègues de classe avant les remises.
- Proposer ou organiser un projet avec des étudiant·es ou des professeur·es.
Façons de se mobiliser
- Santé mentale : se mobiliser, c’est aussi ne pas rester seul en et utiliser le soutien service de prévention et intervention psychosocial/psychologique quand ça devient lourd.
- Besoins liés à des limitations/diagnostics : Profiter du Centre de services adaptés pour obtenir mesures et encadrement.
- Participer aux assemblées de l’ATIM et de l’AGCEM pour faire entendre ta voix.
- Défendre un enjeu commun / Participer aux votes de grève : services, conditions d’études, communications, décisions qui touchent les étudiant·es.
Rassembler du monde autour d’un besoin concret : entraide avant remises, banque de ressources, groupes d’étude, pair-aidance.
